Watching The Fireworks Soar.

Feux d'artifice

Cette photographie est la première que j’ai découverte parmi les centaines qui composent l’oeuvre monumentale qu’est celle de Manuel Alvarez Bravo. Elle m’avait tout de suite interpellée: à première vue, on ne peut distinguer que cette silhouette noire, et les quelques étincelles lumineuses qui, d’après le titre, sont en réalité des feux d’artifice. Mais en y regardant de plus près, on discerne également d’autres personnages, une famille peut-être, adossée au mur en arrière-plan. J’ai comme l’impression que, bien que toute oeuvre artistique soit ouverte à libre-interprétation, celle-là détient un véritable secret, un mystère à déceler. C’est cette légère incompréhension que j’ai ressentie vis-à-vis de cette photographie, ce besoin de découvrir tout ce qu’elle représentait réellement, qui m’a poussée à partir à la rencontre de l’artiste. D’où ma jubilation lorsque le musée du Jeu de Paume lui a consacré une exposition.

Photographe mexicain ayant vécu exactement un siècle (1902-2002), l’oeuvre d’Alvarez Bravo s’est étendue sur huit décennies; pas étonnant, donc, qu’elle soit aussi riche, et émouvante. Témoin fondamental de la culture mexicaine du XXe, elle est également un “pilier de la photographie moderne”. L’artiste décide ainsi de répondre à la révolution mexicaine de 1910 et à toutes les transformations sociales qui en ont découlé. Avec une vision moderne et une voix d’une poésie rare, Alvarez Bravo puise son inspiration dans la peinture, la littérature, la musique et surtout dans le cinéma, milieu dans lequel il se plonge pendant longtemps.

Ce qu’il souhaite? “Interroger les relations entre les images et les mots, les corps et les choses.”

courbés

bicyclette au ciel

la renommée endormie

que le monde est petit

parabole optique

Manuel Àlvarez Bravo - Bicyclettes un dimanche (1966)

ouvrier en grève assassiné

Chacune de ses photographies raconte une histoire nouvelle, nous plonge dans une aventure, celle de la société qui lui était contemporaine, avec ses hauts et ses bas, ses moment de beauté intense, de fragilité ingénue, de tristesse, de violence, de désillusion.

Vous ne pourrez malheureusement pas découvrir la même exposition car celle-ci a touché à sa fin le 20 janvier (oui oui, j’ai le don de tout faire à la dernière minute), mais prenez, si vous pouvez, le temps de découvrir l’artiste de votre côté; dans mon humble opinion, il en vaut réellement le coup.

Love,

Kate

Advertisements

Any Thoughts?

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s