The Magic of Dries.

Le défilé Dries Van Noten à la Fashion Week de Paris.

Mercredi 25 Septembre de l’année 2013.

Quinze heures.

La Halle Freyssinet.

Métro 6 Chevaleret.

Quelle ambiance, avant même que les mannequins n’apparaissent. D’abord dehors, là où se retrouvent de vieux amis, là où les photographes attendent les Grands De Ce Monde, là ou sont retrouvés au fond des sacs ces brillantes invitations dorées, ces Golden Tickets de Willy Wonka version Mode…

wonka ticket

“Il arrive. Elle arrive. Tu l’as vu? Tu as vu ce qu’elle porte? Tu as une photo? Tu me l’enverras? Je n’y crois pas. Moi, en photo? Ces chaussures, c’est qui? Toujours la même chose, ces défilés. Commencer à l’heure, ils ne connaissent pas… J’ai tellement hâte d’y être. C’est toujours sublime ce qu’il fait. Tu étais là l’an dernier? Magique. Sublime. On y va? Je vais trouver ma place. A plus tard. Attends, regarde qui c’est!”

… Les degrés d’excitation sont multiples, l’impatience est générale. L’euphorie est mienne. Je vois arriver devant moi ces personnes que j’admire depuis toujours, qui font de cet univers loufoque le rêve qu’il représente à mes yeux. Grace Coddington. Emmanuelle Alt. Garance Doré. Anna Dello Russo. Kate Lanphear. Scott Schuman. Bill Cunningham. The Man Repeller. Elisa Nalin. Ces personnes qui m’ont inspirée, m’ont poussée à choisir cette voie…

Je ne suis pas dans la salle mais me retrouve déjà sans voix.

Nous entrons. Nous, c’est mon amie Jessica Falcão, 21 ans, photographe brésilienne, et moi (mais moi, vous me connaissez déjà). La salle est obscure, on s’y retrouve à peine, tout ce que l’on voit est ce grand mur doré qui nous fait face, de l’autre côté de cet immense hangar (j’ignore si c’en est un, mais voilà à quoi cela ressemblait). Nous sommes en standing mais cela nous importe peu. Nous sommes là, deux enfants jouant dans la cour des grands, un rêve devenu réalité de par notre simple présence.

On attend. Il fait chaud, mais personne ne s’en plaint. Nous sommes tous là pour assister à ce que nous savons être un grand moment, pour le partager, pour l’apprécier, pour l’aimer. Oui, cet amour est quelque chose que nous avons en commun, les vieux comme les jeunes, les célébrités comme les inconnus.

D’un coup, silence dans la salle. Chacun a trouvé sa place, est installé, retient sa respiration. Nous voyons un ampli, trônant au milieu de la salle. Nous ne comprenons pas, mais nous sommes intrigués.

Un homme apparaît. Au fond, tout là-bas. Il marche vers nous, à pas ni lents, ni rapides, sûr de lui. Ce n’est pas un mannequin. Ce n’est pas le créateur que nous vénérons. Il tient une guitare basse, et se dirige vers l’ampli.

Il branche. Et d’un coup, fait glisser sa main sur les cordes et laisse s’échapper une note grave, lourde, percutante, que nous sentons faire vibrer chaque parcelle de notre corps.

C’est l’appel.

Il continue, et apparaissent les premières demoiselles enchanteresses auxquelles nous accorderons notre attention totale et complète au cours du prochain quart d’heure. Elles sont belles, oui, car elles sont mannequins. Mais leurs tenues… Resplendissantes. Originales, sans chercher à nous en mettre plein la vue. Structurées, construites, réfléchies, de véritables œuvres d’art. Les tons varient, des couleurs presque automnales pour une collection d’été. Rouge profond, bordeaux, bleu nuit, doré, argent… Ce sont des parures royales qui nous accordent cette danse, nous nous trouvons dans ce conte que nous raconte Dries… Et nous buvons ses paroles.

Les demoiselles, ayant fait l’aller retour devant nous, contournent la salle et s’installent une à une, droites, majestueuses, devant ce grand paravent scintillant, face au public. La musique ne s’arrêtera pas jusqu’à ce que le dernier mannequin prenne place. Puis, c’est le silence.

Et le fracassant tonnerre d’applaudissements qui suivit était prévisible, mais tout de même époustouflant. La salle s’est levée, c’est un Standing Ovation que nous avons offert en retour au bassiste (le bassiste de Radiohead, au fait), et puis au génie créateur lorsque celui-ci fit son apparition.

Splendide. Tout simplement splendide, merveilleux, sublime… Ineffable émotion qui s’est emparée de nous. J’ai beau écrire, il n’y a pas de mots.

Je vous laisse le plaisir de déguster les photos prises par Jessica… Pour tenter de partager ce moment irréel avec vous tous.

Gold wall2 Dark roomBass2 Bass3 Model1 Model2 Model3Model5 Model6 Model7 Model8 Model9 Model10

Model11 Model12 Model13 Model14 Model17 Model18 Model19 Model20 Model22 Shoes Shoes2 Details1 GlassesVoilà ce qu’est la Mode, celle qui me passionne, me fascine, m’électrise.

Love,

Kate

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